Se rencontrer, s’épauler, créer ensemble

11 10 2026

L’expatriation, vu de l’extérieur, sur le papier, ça parait idyllique, le rêve quoi! Pourtant, il y a une face cachée que les femmes expatriées (car ce sont souvent des femmes), connaissent bien. Celle de la perte de repères, de leur culture, de leur famille et de leurs amis, parfois de leur travail et donc d’identité sociale, professionnelle voire personnelle…. C’est de cette face dont elles ne parlent jamais avec ceux qu’elles ont laissés, parce que justement, ils ne comprendraient pas, vu qu’elles vivent « comme dans un rêve ».

 

Les Audacieuses, c’est quoi?

Elles auraient pu être nommées Les Résilientes ou que sais-je, ça n’a pas grande importante, même si le nom me plaît. Ce n’est pas moi qui l’ai choisi mais j’avoue, j’adore ce choix. Ce qu’il faut comprendre, c’est le début de son histoire.

 

  • Des femmes expatriées

On a dit oui à ce projet d’expatriation. On se retrouve dans un lieu où l’on ne connaît personne, en plus de ne pas connaître (ou peu) la langue et de ne pas comprendre la culture dans ses subtilités.

La priorité est toujours d’installer sa famille et que chacun trouve de la stabilité dans ce nouvel environnement. Le mari s’investit dans son travail, les enfants trouvent leurs repères à l’école et se font de nouveaux copains. Ils s’adaptent vite.

 

  • Des femmes en questionnement

C’est là que nous faisons face à une grande solitude et que le manque des amis, de la famille, du travail,… se fait sentir. Le doute parfois s’installe, tout comme la perte de confiance en soi et cette sensation de ne pas trouver sa place.

Petit à petit, on crée des liens, via le sport, l’école, des ateliers,… C’est long et laborieux car parfois très en surface. On aimerait bien de l’aide, de l’écoute pour les moments où on ne se sent pas bien dans notre vie. Mais nos maris et nos enfants sont dans leur rythme et ceux qu’on a laissés nous imaginent profitant allègrement de ne pas travailler.

Oui c’est vrai, mais en partie… La solitude pèse.

Les Audacieuses sont nées de ces rencontres, de ces petits groupes qui grandissent, de ces paroles qui se libèrent, de ces vies qui se ressemblent.

 

Les Audacieuses, pour quoi faire?

 

  • Une rencontre par mois pour s’écouter

C’est une de ces femmes qui, vivant la même chose, a senti qu’il y avait un réel besoin de se rencontrer et de se soutenir, de partager nos doutes et nos envies.

En juin dernier Nassima a commencé à imaginer une manière de s’entraider. Expatriée à Bristol depuis 2025, elle s’est engagée avec une énergie dynamisante et passionnée, dans la création et l’animation des rencontres « Mille et une femmes ». Action qu’elle définit comme « destinée à favoriser les liens et à faire émerger de nouvelles idées. Et ainsi vivre pleinement  son expatriation et valoriser les talents des femmes expatriées ».

Le projet a fait son chemin et dès la rentrée de septembre, elle nous a galvanisé autour de son projet et je l’en remercie. Les Audacieuses sont nées. Une rencontre par mois.

 

  • Comment cela se passe

Chaque mois, une femme vient présenter son parcours au groupe. Ce groupe est né de femmes qui sont expatriées mais il s’ouvre, à juste titre, à d’autres femmes qui ont envie de faire de nouvelles rencontres, d’échanger, de se sentir soutenues et de s’inspirer des unes et des autres. Pour ma part, j’ai toujours eu du mal avec l’entre-soi donc je suis ravie de cette ouverture.

Et même si c’est ma première expatriation, j’ai vécu de multiples déménagements sur le territoire français et je connais bien toutes ces ruptures et les sentiments qui les accompagnent.

L’idée des Audacieuses c’est d’organiser des rencontres sur la base du volontariat pour inspirer d’autres femmes au travers de nos parcours et de nos projets.

Pour s’entraider dans les idées, dans la motivation, pour se dire qu’on est pas seule et qu’on peut porter un projet professionnel ou personnel, petit ou grand.

S’inspirer mutuellement pour que les années d’expatriation ne soient pas juste une parenthèse où on attend d’être rentrées pour faire quelque chose.

S’inspirer les unes les autres, simplement et en toute bienveillance.

 

Les Audacieuses, la suite

 

Une première Audacieuse, Virginie, a présenté son parcours en septembre. Elle nous a offert avec authenticité ses doutes, ses galères, comment elle a rebondi et construit son projet de coaching auprès des femmes expatriées.

Elle a développé un accompagnement issu de son propre vécu d’expatriée, pour pouvoir les aider à trouver la position la plus juste et la plus épanouie pour elles.

Son site : https://www.horizon-coach.coach/

 

Prochainement, le mercredi 14 octobre, j’accueillerai à mon tour ces femmes pour leur présenter mon propre parcours. J’explique de manière imagée ce par quoi je suis passée pour arriver aujourd’hui à me sentir à ma place.

Je suis très honorée de me dire que je peux en inspirer d’autres. Mon chemin est celui d’une « reconvertie chronique » et il m’a fallu du temps pour trouver ma juste place. Et j’y travaille encore.

Mon parcours n’est pas simple, il est jalonné de doutes mais aussi de joies et de découvertes. La plus grande de mes découvertes est peut-être moi au final.

 

Les Audacieuses, et après?

 

C’était incroyable de voir la richesse des échanges suite à notre première intervention. Il en est né d’autres idées, des projets en petits groupes pour avancer ensemble, s’épauler. Cela donne plein d’opportunités de grandir, des envies de créer des associations pour monter des projets à deux par exemple.

Ça aide à prendre du recul sur une problématique, trouver de l’aide auprès de quelqu’un qui est déjà passé par là, ou bien se motiver à deux pour trouver des solutions.

Les synergies émergent, l’envie de brainstormer pour ne pas avancer seule dans son coin. C’est motivant et j’ose imaginer que ce n’est que le début d’autres projets à venir.

 

Rencontre gratuite

Café/thé et quelques victuailles pour le plaisir des papilles

Lieu : BRISTOL BS81BN

 

Soyez les bienvenues!

Patricia Lotz – Reg’Art sur Soi – Art-thérapeute